Explications

Explications_Allergies_Mollusques_Allergies_Alimentaires_association_1
Explications_Allergies_Mollusques_Allergies_Alimentaires_association_1

Diversité des produits et des réactions allergiques : 

Les mollusques peuvent être à l’origine de réactions diverses : allergies alimentaires vraies, mais aussi fausses allergies alimentaires car, comme pour le poisson, ce sont généralement des aliments riches en histamine ou provoquant une libération histaminique chez le consommateur. 

Liste des principaux mollusques : gastropodes (escargots), bivalves (huîtres, moule, palourde), céphalopodes (coquille Saint Jacques, calamar, poulpe, seiche).

Identification de l’allergène responsable : 

Les réactions aux mollusques sont moins fréquentes que celles aux crustacés.


Le principal allergène responsable des réactions allergiques est une protéine musculaire thermorésistante, la tropomyosine.

On retrouve la tropomyosine dans les crustacés. 

Une autre protéine, présentant de nombreuses similitudes structurales avec la tropomyosine, a été retrouvée dans les mollusques, provoquant ainsi des réactions croisées avec les crustacés et certains poissons.

L’allergie au calamar : 

Le calamar est un mollusque marin voisin de la seiche, appartenant à la famille des loliginidées. Plusieurs allergies au calamar ont été rapportées, le plus souvent après ingestion, parfois à la suite de contacts professionnels. 

Le risque d’allergie alimentaire au calamar serait augmenté chez les sujets sensibilisés aux acariens. 

Il existe une réaction croisée entre les acariens et les fruits de mer, mais également les blattes. 

Ils possèdent une protéine allergène commune, la tropomyosine.

L’allergie aux huîtres : 

Contrairement aux autres fruits de mer, l’huître est rarement la cause d’allergies. 

Toutefois, la manipulation d’huîtres par les écaillers peut provoquer des asthmes professionnels. 

La faculté de médecine de l’Université de Californie a récemment identifié le premier allergène d’huître, nommé Cra g 1,03. Il correspond à la tropomyosine de l’huître, constituée de 233 acides aminés.

Symptômes de l’allergie aux mollusques : 

Les symptômes les plus fréquemment rapportés sont de type rhinite, troubles intestinaux, urticaire, asthme et plus rarement choc anaphylactique. 

Ces aliments peuvent également provoquer des réactions allergiques par inhalation, lors des périodes de culture des fruits de mer, ou bien par la vapeur de cuisson.

Les réactions allergiques à la seiche, aux moules, aux huîtres et aux escargots sont plutôt rares.

Autres réactions croisées moins communes entre aliments : seiche (calamars), coquilles Saint-Jacques, palourdes, huîtres, (association : allergie aux acariens).

Intoxication à l’histamine : 

Même si les réactions allergiques et l’intoxication à l’histamine peuvent provoquer des symptômes semblables, il s’agit de troubles différents. 

 Les allergies aux protéines de poisson, de crustacés et de mollusques provoquent une réaction anormale du système immunitaire de la personne allergique.

L’histamine est produite quand la chair de certaines espèces de poisson se décompose, telles que l’anchois, le maquereau, le mahi-mahi et le thon. Des teneurs menaçantes en histamine peuvent se former lorsque ces poissons ne sont pas manipulés correctement. 

L’histamine est toxique pour tout le monde lorsque consommée en grande quantité. 

Si vous souffrez de symptômes tels que des éruptions cutanées, de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, des maux de tête, des vertiges, des brûlures à la gorge, des douleurs d’estomac, des démangeaisons ou des picotements après avoir consommé ces poissons, vous devez réclamer des soins médicaux en urgence.

En cas d’allergie à un fruit de mer, on évalue à 75% le risque de réaction allergique à un autre fruit de mer

Les réactions aux crustacés sont plus fréquentes que celles causées par les mollusques

L’allergie, classée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au quatrième rang des maladies chroniques, a doublé en vingt ans

Le nombre d’allergiques européens (allergies alimentaires ou non)  a doublé au cours des 15 dernières années

Le syndrome d’allergie orale est relativement fréquent (environ 1/3 des cas)